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Google+ fermera définitivement ses portes le 2 avril

Abondance (Olivier Andrieu) - ven, 02/01/2019 - 08:14

C'est le 2 avril prochain que le réseau social Google+ arrêtera ses activités. Mais dès aujourd'hui, plusieurs processus sont mis en place par Google pour clore progressivement l'aventure et vous permettre de récupérer éventuellement des données depuis le réseau avant sa fin définitive... Après avoir annoncé en octobre 2018 l'arrêt prochain de son réseau social Google […]

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Infographie : Les tendances SEO pour 2019

Abondance (Olivier Andrieu) - ven, 02/01/2019 - 07:53

2018 est terminée, vive 2019 et les années suivantes ! Voici une infographie regroupant quelques grandes tendances du SEO pour les 12 (ou plutôt 11 déjà) mois que nous allons vivre dans le domaine du référencement naturel... Notre infographie du vendredi est proposée aujourd'hui par le site L'Agence web et, après les multiples infographies que […]

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L'année 2019 sera celle de la question sociale sur les réseaux (sociaux).

Affordance (Olivier Ertzscheid) - jeu, 01/31/2019 - 21:39

Il paraît que l'on a jusqu'au 31 Janvier pour adresser ses voeux de bonne année (donc bonne année) et pour se livrer à l'exercice des prédictions du prochain Next Big Truc qui va tout disrupter sa mère. 

L'année dernière comme je l'expliquais pour Digimind, la tendance majeure me semblait devoir être celle des interfaces vocales. Et je n'étais pas trop loin du compte ;-) 

Si je devais retenir un enjeu majeur pour l'année qui s'ouvre ce serait celui de la question sociale (au sens politique) telle qu'elle est servie ou desservie par les grandes plateformes et le web.

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Pour archivage, je reproduis ici le court texte paru sur le blog de Digimind parmi d'autres "témoignages d'experts".
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2019 : Year of the Social Network Question. 

Après l'élection de Trump et le vote pour le Brexit, tout le monde a encore présent à l'esprit le mouvement des Gilets Jaunes et le rôle prépondérant que Facebook joua dans ces trois grands temps forts politiques. Avec presqu'à chaque fois l'articulation entre la plateforme "sociale" et un espace discursif plébiscité par les classes dites "populaires" ou "intermédiaires" cherchant à faire exister un espace de mobilisation et de revendications. Ou bien les actions de lobbying et d'influence visant à duper l'opinion pour peser sur le résultat d'un scrutin. 

En ce début d'année 2019 c'est au tour des Stylos Rouges de se structurer également sur Facebook. Et il y a tout à parier que d'autres luttes, d'autres revendications, d'autres collectifs, formels ou informels, continueront de se servir de Facebook comme d'un substitut à une représentativité perdue et comme remède à une invisibilité légitimement ressentie comme de plus en plus pesante. Tout à parier également sur le fait que d'autres chercheront à ramener à tout prix ce même peuple au simple rang d'utilisateur.

Souvenons-nous de ce que la "question sociale" avait représenté au 19ème siècle. La question sociale c'était : 

"l'état d'interrogation profonde – voire de désarroi – dans lequel se trouvent plongés les politiques et les économistes, confrontés aux problèmes liés à la transformation radicale du travail à la suite de la révolution industrielle. (...) Selon Robert Castel, elle est la contradiction fondamentale "sur laquelle une société expérimente l'énigme de sa cohésion et tente de conjurer le risque de sa fracture …"

Deux siècles plus tard nous traversons le même genre de désarroi et d'interrogation sur le rôle, désormais clairement politique, que les réseaux sociaux remplissent. 

Jusqu'ici et depuis bientôt 10 ans, la dimension "sociale" des plateformes n'était qu'un prétexte à l'établissement d'un modèle publicitaire permettant de constituer des logiques de rentes attentionnelles. Aujourd'hui la question sociale est en train de devenir le sous-texte tonitruant de classes populaires et intermédiaires qui ajoutent une politisation souvent radicale à la panoplie habituelle de leurs usages connectés ; une politisation renforcée par les effets de polarisation inhérents aux plateformes et à des années lumières de l'habituel slacktivisme pétitionnaire plutôt associé aux milieux bourgeois.

Chacun sait qu'il n'est pas de politisation sans polarisation. Chacun sait également que la polarisation est nécessaire à la socialisation ("l'homophilie comme marqueur de persistance d'une catégorisation sociale dans les structures relationnelles"). Et chacun voit bien comment ce triptyque (socialisation > polarisation > politisation) est au centre même de l'expérience proposée par les grandes plateformes sociales aujourd'hui.

Or on connaît depuis longtemps, par bien des études scientifiques, le rôle éminent des émotions dans ces environnements numériques, au premier rang desquelles le sentiment de colère et d'indignation. Et l'on connaît également la capacité des plateformes à capitaliser sur cette manne émotionnelle pour la transformer en différents critères "d'engagement" au service de différents annonceurs ou d'autres "tierces parties".

Lorsque la principale focale de l'usage de ces plateformes devient cette question sociale, elles revêtent alors une ambition et une dimension politique qu'il est de notre devoir d'interroger pour  comprendre les nouvelles formes de représentativité et de visibilité qu'elles autorisent, mais également les nouveaux risques de manipulation de l'opinion qu'elles permettent. Car dans les deux cas, cette question sociale et les revendications qui l'accompagnent continueront de se déployer en réseau, à une échelle et selon des modalités totalement inédites dans l'histoire des démocraties. 

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Des nouveaux présidents pour la CNIL et le CSA

Archimag - jeu, 01/31/2019 - 14:35
  • Au début du mois de janvier, le président de la république Emmanuel Macron avait proposé des candidats pour la présidence de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), mais aussi du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Marie-Laure Denis a été favorablement accueillie au sénat pour la CNIL, de même que pour Roch-Olivier Maistre au CSA.

    Roch-Olivier Maistre était déjà en place depuis le 24 janvier et la fin du mandat de son prédécesseur au CSA Olivier Schrameck. Marie-Laure Denis prend officiellement ses fonctions aujourd'hui à la CNIL, après la confimation du Sénat.

    [...] Lire la suite de cet article sur Archimag.com
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    Newsletter CF2ID

    Notre 2e newsletter de janvier 2019 vient d’être envoyée. Pas encore abonné·e ? C’est par ici.
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    Nouveau moteur de recherche pour OpenEdition

    Echos Doc - jeu, 01/31/2019 - 08:26
    ‘OpenEdition’ annonce, ce 29/01/19, le lancement d’ une nouvelle version de son moteur de recherche : search.openedition.org qui permet d’optimiser la recherche sur plus de 700 000 documents publiés sur les quatre plateformes d’OpenEdition. Lien
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    Firefox 65 : nouvelle version du navigateur web de Mozilla

    Echos Doc - jeu, 01/31/2019 - 08:26
    ‘Numerama’ présente brièvement, ce 29/01/19, les nouveautés de Firefox 65, la nouvelle version du navigateur web de Mozilla. Lien
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    Panorama des applications de travail collaboratif

    Echos Doc - jeu, 01/31/2019 - 08:26
    ‘Le Journal du Net’ (JDN) signale et commente, ce 30/01/19, la mise en ligne de la nouvelle étude du cabinet Lecko (téléchargeable gratuitement, inscription préalable nécessaire) « Etat de la transformation interne des organisations » qui y dresse un panorama très complet des applications de travail collaboratif. Lien
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    Good Practice Principles for Scholarly Communication Services

    Echos Doc - jeu, 01/31/2019 - 08:26
    La ‘Confederation of Open Access Repertories’ (COAR) annonce, ce 29/01/19, la publication d’une série de recommandations pour améliorer la communication scientifique « Good Practises Principles for Schomarly Communication Services ». Lien
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    Réaliser son plan de classement (Paris, le 27/02/19)

    Echos Doc - jeu, 01/31/2019 - 08:26
    Formation SERDA Rappels sur le classement; Mettre en place un plan de classement; Atelier (réalisation d’une partie d’un plan de classement). Lien
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    Mise en oeuvre du « Plan S » en France

    Echos Doc - jeu, 01/31/2019 - 08:26
    Le blog du Comité ‘Ouvrir la Science’ publie, ce 25/01/19, une série de recommandations pour favoriser la mise en oeuvre du « Plan S » (accès ouvert aux publications scientifiques) en France. Lien
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    Le pilotage de la documentation dans la gouvernance des universités

    Echos Doc - jeu, 01/31/2019 - 08:26
    L’Inspection générale des bibliothèques (IGB – France) a mis en ligne, ce 25/01/19, son rapport sur le pilotage de la documentation dans la gouvernance des universités (décembre 2018). Lien
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    Progressions SEO, Adresse IP, Search Console : la semaine SEO du 25 au 31 janvier 2019

    Abondance (Olivier Andrieu) - jeu, 01/31/2019 - 08:01

    Petit rappel sur l'actualité du SEO, du référencement naturel et des moteurs de recherche en France et dans le monde pour la semaine qui vient de s'écouler (du 25 au 31 janvier 2019)... La newsletter "Actu Moteurs" (hebdomadaire et gratuite) numéro 1050 de cette semaine a été envoyée le jeudi 31 janvier. Vous pouvez vous […]

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    La bataille du libre.

    Affordance (Olivier Ertzscheid) - mer, 01/30/2019 - 17:06

    Si vous êtes dans la région nantaise demain soir (31 Janvier), précipitez-vous au cinéma le Concorde pour la projection-débat du dernier documentaire de Philippe Borrel : "La bataille du libre". Tout est expliqué chez les copains / copines de Ping.


    C'est la version "longue" du documentaire qui sera projetée avant la diffusion (courant 2019) d'une version "55 minutes" sur Arte, version accompagnée de nombreux bonus (dont une interview de votre serviteur). Je vous en reparlerai le moment venu. J'avais croisé Philippe Borrel sur Nantes et la liste des rencontres et des personnalités présentes dans son documentaire atteste du niveau de réflexion engagée. 

    Je ne pourrai malheureusement pas être présent demain soir à la projection mais j'ai déjà pu visionner le documentaire et je ne crois pas prendre beaucoup de risques en vous annonçant que vous passerez un (bon) moment très intellectuellement stimulant (en plus le cinéma Concorde de Nantes dispose des meilleurs fauteuils avec la meilleure inclinaison de la galaxie). 

    En amuse-bouche, deux bandes-annonces sont déjà disponibles : dans la première comme dans la seconde, vous trouverez notamment une histoire de droits d'auteur et de tracteurs dont je vous avais causé ici-même.

    Voilà. Profitez bien et tant que vous y êtes, si vous en avez l'occasion, jetez un oeil aux autres docs de Philippe Borrel, tous passionnants, notamment "un monde sans humains" et "l'urgence de ralentir" pour n'en citer que deux.

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    L’ancienne Search Console devrait disparaître au mois de mars

    Abondance (Olivier Andrieu) - mer, 01/30/2019 - 08:34

    C'est le grand chambardement depuis de nombreuses semaines pour la Search Console de Google, avec le passage, prévu de longue date, de l'ancienne vers la nouvelle version. L'objectif avoué est de supprimer la mouture précédente au mois de mars prochain. Cela signifierait donc que toutes les anciennes fonctions ont été transférées ou... purement et simplement […]

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    Cher Bilal Hassani.

    Affordance (Olivier Ertzscheid) - mar, 01/29/2019 - 22:00

    C'est donc vous qui représenterez la France au concours le plus kitch de la galaxie connue. Depuis déjà trop longtemps mais particulièrement depuis que vous avez été choisi parmi d'autres candidats vous êtes la cible d'insultes homophobes (et racistes) avec une fréquence et un systématisme ahurissant. Ils ne sont qu'une goutte dans l'océan de louange qui vous enveloppe, mais cette goutte est un poison dont on ne peut qu'imaginer à quel point il est violent. Pour vous protéger tant bien que mal vous avez recours à un service qui permet de supprimer, d'invisibiliser les commentaires haineux (service intitulé Bodyguard). Et vous avez décidé de porter plainte. Et vous avez bien fait. Que peut-on faire d'autre d'ailleurs ? 

    Votre cas bien sûr attire l'attention des médias qui pour la plupart d'entre eux s'étonnent et s'alarment et compatissent. Que peuvent-ils faire d'autre d'ailleurs ? Et puis voilà le retour des tribunes pleine page d'experts autoproclamés en lutte contre les discours de haine qui écument papiers et plateaux en mode "bé c'est la faute à l'anonymat", et concluent le plus souvent navrés par un "Rhooo mais aussi c'est compliqué d'agir".

    Alors non. Non ce n'est pas la faute de l'anonymat. Et non ce n'est pas, pour les grandes plateformes, compliqué d'agir. C'est même très simple. Je vais donc me permettre de me servir de votre nom pour republier ce que j'écrivais dans un article du 6 Janvier de cette même année sur ce même blog. Parce que le monde est ainsi fait que je sais que la conjugaison de votre nom placé en titre de ce billet et le pic d'actualité qu'il suscite suffiront probablement à donner à ce texte une autre audience. Et sinon tant pis, j'aurai essayé deux fois :-)

    C'était une lettre adressé à Jack Dorsey, le PDG de Twitter, plateforme dont la modération est particulièrement déficiente. Mais toutes les plateformes sont concernées. Toutes. 

    Ce que je proposais était assez simple. Il était question de simplement appliquer les règles - CGU - que nous signons pour utiliser ces services. 

    "Ce qui n'est pas compliqué c'est de fermer, simplement et définitivement les comptes de celles et ceux qui participent à des "raids numériques" appelant au viol de telle ou telle journaliste ou déniant à une ancienne actrice porno le droit d'avoir un enfant. Ce qui n'est pas compliqué c'est de fermer définitivement les comptes de celles et ceux qui utilisent le mot "crouille" ou "bougnoule" ou "PD" ou "sale fiotte" à longueur de tweets. Ces mots là sont la caractérisation en droit d'insultes à caractère raciste ou homophobe. Et en France, le racisme et l'homophobie ne sont pas des opinions mais des délits. 

    Et inutile de crier au risque d'une censure arbitraire et laissée aux mains des plateformes : je ne parle pas ici de comptes qui pourraient occasionnellement évoquer une imagerie nazi comme ce fut le cas de nombreux d'entre nous ces derniers jours suite à la Une polémique du Magazine du Monde, comptes et contenus qui sont d'ailleurs tout à fait improprement et aléatoirement bloqués dès qu'ils osent évoquer le mot nazi.

    Je parle des comptes d'authentiques sexistes, homophobes, racistes, antisémites et autres admirateurs assumés du 3ème Reich ou des pires dérives et appel à la haine de l'extrême droite. Les grandes plateformes disposent de l'historique complet de publication de ces comptes là. Elles disposent de technologies d'analyse linguistique qui leur permettent d'identifier et de recouper ces occurrences de la haine ou de l'incitation à la haine assumée. Elles pourraient, si elles disposaient d'un minimum d'éthique, faire travailler des modérateurs humains disposant des codes culturels permettant de contextualiser correctement ces dérives plutôt que de continuer d'exploiter des travailleurs pauvres aux Philippines pour ce travail de modération.   

    Cette lutte contre l'écume des discours de haine ne doit en aucun cas faire oublier d'agir également et prioritairement sur l'architecture technique toxique qui les amplifie et le modèle économique qu'ils permettent de nourrir mais elle est un point de départ aujourd'hui absolument nécessaire." 

    Voilà. C'est simple non ?

    Et concernant l'anonymat et toutes celles et ceux, dont le président Emmanuel Macron, qui basculent opportunément en mode croisade pour bouter hors du web ces légions d'anonymes rageux, j'avais ailleurs écrit ceci : 

    N'oublions pas que pour s’exprimer sur la plupart de ces plateformes (Twitter et Facebook notamment) le compte doit être créé sous son vrai nom ou associé à un numéro de téléphone portable "actif". N'oublions pas que les rageux les plus immondes et les plus violents, sont parfois de simples citoyens mais aussi souvent des personnalités publiques (Soral, Dieudonné) et politiques (leaders de groupuscules identitaires), et que la plupart d'entre eux s’expriment précisément sous leur vrai nom parce que la haine est la seule garantie d’une notoriété qu’ils recherchent désespérément.

    La question, la seule, à poser en toute priorité aux plateformes lorsque vous les rencontrerez, car vous verrez Bilal, elles voudront bientôt j'en suis convaincu vous rencontrer, la seule question à leur poser est celle-ci : 

    Etes-vous prêt à réellement lutter contre les discours de haine, contre l'homophobie, en ajoutant dans vos CGU que chaque insulte raciste ou homophobe occasionnera la fermeture définitive du compte qui les a proférées ? Etes-vous prêt à perdre ces "clients" là qui ne sont pas, pour vous, anonymes, et qui ne l'ont jamais été ?

    Posez leur cette question là Bilal. Et dites-leur aussi ceci :  

    Si vous étiez les gérants d'un magasin et que certains de vos clients revenaient tous les jours et traitaient de "sale PD" ou de "sale fiotte" d'autres de vos clients, quelle serait votre réaction ? Les accepteriez-vous dans votre magasin ? Ce que vous tolérez est ce que vous êtes vraiment. Dites-leur simplement cela Bilal. "Ce que vous tolérez est ce que vous êtes vraiment". 

    Et si ni Jack Dorsey, ni Mark Zuckerberg, ni Larry Page, ni Serguei Brin ni aucun autre ne regarde le concours de l'Eurovision ni ne vous invite pour parler avec vous de ce que vous traversez, alors j'espère qu'un(e) de nos représentant(e)s politiques, un jour prochain, leur posera très exactement cette simple et seule question là. Etes-vous prêts à perdre ces clients-là ou ne sont-ils pour vous que des clients comme les autres ? 

    Ce que nous tolérons est ce que vous nous sommes vraiment. Bon courage pour l'Eurovision cher Bilal. 

     

     

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    Base documentaire partagée

    Interdoc - mar, 01/29/2019 - 11:32

    La base documentaire des collectivités territoriales (BDCT) est alimentée par des adhérents volontaires à partir des revues utiles aux collectivités. Ce catalogage partagé profite à tous, puisque tous les adhérents peuvent faire des recherches dans la base et se créer des alertes. Les contributeurs bénéficient, pour leur part, d'un système d'export de notices afin de les intégrer dans leur propre catalogue.

    3 nouveaux contributeurs, 6 nouvelles revues !

    En 2019, 3 nouvelles collectivités se lancent dans le catalogage partagé :

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    Mutualiser ou fusionner des services de documentation

    Interdoc - mar, 01/29/2019 - 10:11

    Retour sur la journée d'étude de novembre 2018 consacrée à la mutualisation, sujet d'actualité, comme en témoigne le dossier paru dans le dernier numéro d'Archimag (décembre 2018 - janvier 2019).

    Mutualiser et fusionner

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    Plusieurs sites peuvent-ils être hébergés sur la même adresse IP ? – Vidéo SEO numéro 111

    Abondance (Olivier Andrieu) - mar, 01/29/2019 - 08:09

    En SEO, est-ce que cela peut poser problème si plusieurs sites sont hébergés sur le même serveur ou, dit autrement, s'ils répondent à la même adresse IP ? Réponse en images... C'est une question qui revient souvent dans le petit monde du SEO : lorsqu'on a plusieurs sites sur un même serveur et/ou la même […]

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    Community Actions : le jour où la pétition tuera le vote (ou pourquoi Facebook provoque des troubles de l'élection)

    Affordance (Olivier Ertzscheid) - lun, 01/28/2019 - 22:04

    Alors voilà. Facebook, la grande plateforme sociale, vient de lancer sa plateforme de pétition en ligne. Une plateforme qui lance une plateforme. Objectif : continuer de tisser son écheveau à dimension politique dont je vous parlais pas plus tard que y'a pas longtemps. Car si l'on pourra bien sûr lancer des pétitions sur à peu près tout et n'importe quoi comme dans la plupart des autres plateformes pétitionnaires dont Facebook cherche ici à avoir la peau et les parts de marché, la communication du réseau social met l'accent sur la dimension "politique" de sa plateforme de pétition. 

    Community Actions.

    Car avec "Community Actions" (nom du machin) vous pourrez donc directement "notifier" des institutions politiques et/ou leurs représentants. Le tout sur la plateforme de pétition de la plateforme sociale. 

    En version longue ça donne un truc du genre

    "Construire des communautés civiquement engagées et informées est au cœur des missions de Facebook. Chaque jour, les gens viennent sur Facebook pour mettre en avant une cause à laquelle ils tiennent, en contactant leurs élus, en organisant une collecte de fonds ou en démarrant un groupe. À travers ces différents outils, nous avons vu des personnes mobiliser des soutiens et obtenir des résultats sur des problématiques qui leur tenaient à cœur. Community Actions est un nouveau moyen pour aider les gens à changer leur communauté et à s’associer avec leurs élus locaux et leurs agences gouvernementales pour trouver des solutions." 

    Une nouvelle fois, les éléments de langage de la firme tournent autour des notions qui sont au coeur du discours officiel de Zuckerberg depuis déjà deux ans et sa lettre à la nation, à savoir "l'engagement civique" et le "rapprochement entre citoyens et élus ou représentants" le tout pour constituer une "communauté globale", que Facebook soit "une infrastructure sociale" permettant aux gens d'être toujours davantage "civically-engaged".

    Et donc en version suuuper-longue c'est là.

    Petition is Sexy.

    La nouveauté dans tout ça c'est que depuis quelques années, la pétition politique est devenue tendance. Quand j'étais encore étudiant, les pétitions politiques se signaient au stylo, dans des coins de rues marchandes et de zones commerciales, et c'était de très jeunes (ou de très vieux/vieilles) militant(e)s vous les tendaient avec toute l'énergie de leur haleine de poney et un sens de l'accroche et du contact humain en général équivalent à celui d'Emile Louis dans une rame de métro bondée. Mais aujourd'hui la pétition politique est tendance et a donc toute sa place au sein de notre Newsfeed. Et pourquoi la pétition politique (sur à peu près tout et n'importe quoi) est-elle devenue tendance ? Parce que, dans sa multiplication et sa systématisation, elle s'appuie sur une forme dégradée de slacktivisme ; et parce qu'elle nous permet, au regard d'une sollicitation attentionnelle et émotionnelle constante, de préserver l'image que nous avons de nous-mêmes à moindre coût cognitif ; elle nous maintient dans une illusion de mobilisation qui constitue notre réponse au stimulus d'une indignation "rediffusée" en permanence plus que réellement "partagée".

    Même s'il est bien sûr difficile de généraliser, l'expérience cognitive des réseaux sociaux (en tout cas celle de Twitter et de Facebook) n'est pas seulement sur-sollicitante, elle s'appuie également sur le ressort de cette "indignation" comme facteur principal de visibilité et comme source principale d'interaction et d'engagement. Et à ce titre les pétitions politiques sont une manière redoutablement efficace de cristalliser (et de capitaliser sur) cette indignation pour maintenir la pression attentionnelle et sociale (par le défilement des amis qui signeront à leur tour) et surtout pour qualifier toujours davantage les données que Facebook possède sur nous.

    Etant entendu (mais je le reprécise quand même) que l'intérêt que Facebook porte à l'engagement civique ne se mesure qu'à l'aune de ce que ce dernier est susceptible de lui apporter comme données d'opinion qualifiées pour alimenter son modèle économique de régie publicitaire. 

    Après que le Like a tué le lien, l'enjeu est désormais de savoir si la pétition tuera le vote.

    Alors bien sûr on peut se moquer (ce dont je ne me prive pas), on peut ricaner (pareil) mais on aurait tort de croire qu'il ne s'agit que d'une énième opération de communication au service d'un enjeu principalement économique destiné à dézinguer toute forme de concurrence. Bien sûr Change.org est clairement dans le viseur mais si Facebook ne semble pas avoir fait d'offre de rachat c'est aussi parce que son architecture technique et sociale semble idéale pour ce genre de "civisme pétitionnaire" et parce qu'il souhaite, dès le départ de l'offre, qu'elle soit "intégrée" aux couleurs, au code et à toute l'architecture de Facebook. Et pourquoi souhaite-t-il cela ? Parce que ce qui se joue derrière c'est la captation et la vampirisation de toute la valeur du lien de triangulation entre citoyens, élus et institutions représentatives, c'est à dire la valeur même du lien démocratique.

    Voilà ce qui se joue au fond derrière cette méga-plateforme sociale lançant une méga-plateforme de pétitions : la vampirisation et la dévitalisation du lien démocratique de représentativité. Et ça, ben ça pue d'autant plus qu'il est déjà partiellement trop tard pour faire marche arrière. 

    Souvenez-vous : il y a quelques années de cela, au moment où Facebook lançait son bouton Like comme d'autres lançaient l'invasion de la Pologne ou l'écoute d'un disque de Wagner, j'expliquais et tentais de convaincre que le "Like" allait tuer le lien. Je n'aime pas trop m'auto-congratuler mais bon pour le coup je ne m'étais quand même pas trop planté. 

    Or après que le Like a tué le lien, l'enjeu est désormais de savoir si la pétition tuera le vote. Si à l'engagement citoyen se substituera la vision mécaniste que Facebook a de l'engagement. 

    L'engagement qui désengage.

    Le "taux d'engagement", valeur cardinale sur Facebook est - en gros - calculé comme suit : nombre de personnes engagées sur un post (= les gens qui ont liké, commenté ou partagé) divisé par la portée du post (nombre de personnes qui l'ont vu), le tout multiplié par 100. 

    Comme je vous l'expliquais dans d'autres articles sur le sujet de la lutte contre les discours de haine, la question de l'engagement sur les réseaux sociaux est souvent, in fine, une affaire de désengagement.

    "Soutenir en ligne un certain type de discours n'est pas nécessairement être prêt à "s'engager" derrière ce discours, fut-il un discours de haine ou, d'ailleurs, un discours de paix. L'engagement en ligne est le plus souvent une forme de désengagement ("slacktivisme"). A propos de l'engagement, Merleau-Ponty écrivait : "Tout engagement est ambigu puisqu’il est à la fois l’affirmation et la restriction d’une liberté : je m’engage à rendre ce service, cela veut dire à la fois que je pourrai ne pas le rendre et que je décide d’exclure cette possibilité." Or précisément, sur les internets, le "like" ou le slacktivisme est une forme d'engagement monoface : "liker" une "cause" ou un "discours" c'est exclure la possibilité de rendre réellement un service. Et la plupart du temps ... c'est tout."

    Le sens premier "d'engagement" est celui de la mise en "gage" de quelque chose. A l'échelle des plateformes sociales, c'est d'abord évidemment notre capacité attentionnelle qui est le bien que nous gageons et qui par retour nous en-gage. 

    En mettant temporairement de côté les différents scandales d'ingérence et d'influence découverts après l'affaire Cambridge Analytica, ce qui se joue aujourd'hui à l'échelle politique avec Facebook c'est qu'une plateforme est en train de siphonner à son propre bénéfice toute l'énergie vitale de nos démocraties, c'est à dire la particularité - et l'effort aussi - que constitue ce lien qui lorsqu'il est activé, créé et maintenu, transforme un individu en citoyen et un collectif  d'individualités en communauté de destin. 

    Alors vous me direz : "Oh mais non regardez par exemple les Gilets Jaunes et le rôle que Facebook joue dans ce mouvement. Ou souvenez-vous des printemps arabes ..." Certes. Et justement. Lors de ces pics de colère sociale ou politique, Facebook et d'autres réseaux restent de puissants vecteurs de coordination et d'expression citoyenne. Même s'il faut encore une fois rappeler que si Facebook permet de déclencher des révolutions il en compromet la victoire.

    Mais ce qui m'intéresse et m'inquiète ici ce ne sont pas ces "pics" de colère, c'est la banalité du mal, c'est la quotidienneté de notre rapport au politique qui est toute entière en train d'être happée par la plateforme. Plateforme qui se nourrit autant du discrédit que la classe politique a elle-même forgé avec rigueur et minutie que d'institutions et de modes de représentation qui apparaissent aujourd'hui soit totalement (abs)cons, soit totalement absents, soit totalement hors d'âge. 

    Facebook provoque des troubles de l'érection l'élection.

    J'étais en train de commencer à écrire ce billet (mercredi soir dernier ...) lorsque je vis apparaître dans mon fil Twitter le "Facebooklash" du Forum de Davos et cette idée que Facebook était aussi nocif pour la démocratie que fumer l'était pour la santé et qu'il fallait donc le démanteler. Tiens tiens ... :-) 

    Entre les groupes (outils de mobilisation et d'organisation dont on a vu l'efficacité avec le mouvement des Gilets Jaunes), les changements d'algorithme valorisant plus que jamais les interactions "locales", la dimension pétitionnaire de "Community Actions" et tout le reste des informations et données déjà captées par la firme, et à l'approche d'échéances électorales majeures dans un grand nombre de pays et de continents, la position de Facebook est aujourd'hui totalement inédite dans le champ politique. Et aux troubles de l'élection déjà avérés pourraient s'en ajouter d'autres bien plus grands. 

    Change.facebook.com ?

    La greffe prendra-t-elle ? Et Facebook deviendra-t-il le nouveau Change.org ? Difficile de le savoir aujourd'hui. Ce n'est pas la première fois que Facebook lance en l'internalisant une fonctionnalité ou un service qui, sur le papier en tout cas, à tout pour casser la baraque et atomiser la concurrence. Or qu'il s'agisse de MarketPlace (sorte de BonCoin interne) ou du site de rencontre (souvenez-vous de Facebook Dating pour l'instant uniquement testé en Colombie), l'adhésion des utilisateurs semble assez loin des attentes de la firme. D'abord parce que le service est, dans un cas comme dans l'autre, assez loin de l'usage et de l'affordance naturelle du réseau social. Ensuite parce que le sites proposant déjà ces services ont, eux, une puissance d'affordance déjà ancienne et d'autant plus ancrée qu'elle leur est parfaitement spécifique ( = ils ne font que ça, ils ne servent qu'à ça). On pourrait donc imaginer que la greffe tentée par Facebook avec ce service de pétition ne prenne pas.

    Mais il s'agit ici d'un cas différent puisque d'une part beaucoup de gens utilisent déjà leurs identifiants Facebook pour se connecter sur des sites pétitionnaires (et que Facebook pourra donc d'autant plus facilement les cibler et les toucher), et que surtout, la dimension phatique "interpellative" de la pétition est parfaitement en phase avec la nature de l'usage et des interactions spécifiques et plébiscitées du réseau social. A vrai dire le seul frein est aujourd'hui celui de l'image dégradée dans l'opinion du réseau social qui risque d'amener pas mal d'utilisateurs à hésiter un peu devant ces "community actions".

    Democracy Market.

    L'autre point est celui de la spectacularisation affective et émotionnelle des politiques publiques. Je m'explique. Je vous avais déjà parlé du "Mercy Market", ce marché de la pitié qui, face aux carences des politiques publiques un peu partout dans le monde, oblige des citoyens à recourir à d'inédites formes de mendicité en ligne. 

    En plus de dévitaliser et de vampiriser le lien démocratique, les Community Actions que Facebook veut mettre en place vont contribuer à une forme de "Democracy Market" où seules les causes les mieux "vendues" bénéficieront d'une visibilité suffisante. 

    Les effets pervers et délétères de ces fonctionnalités qui, à première vue, devraient pourtant plutôt être le gage d'un renouveau démocratique, s'expliquent de plusieurs manières (indépendamment de l'effondrement de la crédibilité de la parole politique et donc du sens de l'engagement politique lui-même). Le modèle économique de ces plateformes et leur architecture technique toxique constituent l'essentiel de cette explication. Je l'ai déjà, dans cet article et dans d'autres, largement expliqué et commenté.

    Mais il faut également désormais penser un monde dans lequel nous sommes déjà face au projet de Zuckerberg et des autres patrons des GAFAM, un monde dans lequel leurs plateformes sont déjà constituées comme autant d'infrastructures globales et non-négociables ou non-évitables sur le plan économique, mais également sur celui du lien social et demain peut-être, donc, sur le plan politique. 

    C'est en tout cas cette hypothèse que vient étayer le site Gizmodo, qui vient d'inaugurer une série d'articles passionnants sur le thème : et si on bloquait totalement (pendant 6 semaines) les géants de la tech dans notre usage quotidien ? Et les premiers verdicts de la journaliste qui a accepté de jouer le jeu sont sans appel. Il est impossible d'exclure Amazon de nos vies. Et quand on vire totalement Facebook (et Instagram et WhatsApp et Messenger ...), ben ça nous manque :-)  

    Le problème de nos démocraties sur l'échelle de leur vampirisation par les grandes plateformes est donc double : primo nous n'avons pas prévu de plan B. Et deuxio, nous adorons nous vautrer dans le plan A. Le rôle du politique, si par extraordinaire il envisageait un jour autre chose qu'une start-up nation et un état plateforme, serait de parvenir à jouer sur ces deux tableaux.

    Mais avant cela il lui faudra faire le deuil du numérique comme "pansement". Lorsque les Gilets Jaunes lancent quasi-simultanément une "autre" plateforme de recueil de leurs revendications que "la" plateforme lancée par le gouvernement et lorsque que ces deux plateformes sont pourtant techniquement rigoureusement identiques (et toutes deux créées par Cap Collectif) on mesure bien à quel point "le" numérique est totalement incapable de fabriquer du lien. Aucune plateforme, aucune application, rien de numérique, jamais, ne permettra de reconstruire le lien de confiance dans une parole représentative dont le processus électif est le garant et les élus les dépositaires. Cette reconstruction il faut aller la chercher ailleurs.

    La légitimité de n'importe quel outil, dispositif ou plateforme numérique sera toujours, pour l'un ou l'autre camp, éminemment suspecte car comme le raconte Stiegler, le numérique est un pharmakon, à la fois remède et poison. Mais aussi car il est dans la nature du numérique de ne rien oublier, car il est dans la nature du numérique de tout "fonctionnaliser" (donnant naissance à un solutionnisme technologique présenté comme immanent), et car il est dans la nature du numérique de systématiquement renverser la charge de la preuve (comme on le voit aujourd'hui dans les dérives des régimes de surveillance). Et tout cela n'est que difficilement compatible avec ce dont on a aujourd'hui besoin pour restaurer une forme de confiance dans la parole et dans l'action politique.  

    Si nous disposions aujourd'hui d'un espace d'expression numérique qui soit un espace réellement public et si cet espace pouvait être investi par des citoyens disposant encore d'un minimum de confiance en la démocratie représentative, la diagnostic pourrait être différent. Mais cet espace numérique réellement public (que l'on appelle le web) est aujourd'hui réduit à peau de chagrin.

    Et depuis maintenant presque 15 ans que j'observe le pouvoir des algorithmes et l'ambition des plateformes, depuis maintenant presque 15 ans que je m'efforce d'en scruter les affordances, je suis convaincu que les seuls usages numériques qui vaillent et qui durent sont ceux qui n'avaient pas été pensés initialement ou qui s'affranchissent très vite de l'utilitarisme de circonstance qui avait présidé à leur création. Et. Et qui disposent d'une architecture technique qui va être le réceptacle permettant à nouvelles affordances sociales et informationnelles d'y opérer une forme de cristallisation. Youtube devait au départ être un site de rencontre. Facebook (qui s'appelait Facemash) permettait de noter les plus jolies filles d'un campus américain. Avant de créer Wikipédia, Jimmy Wales travaillait sur un projet d'encyclopédie (Nupedia) où les connaissances devaient être validées par des experts sous l'autorité d'un rédacteur en chef. Et ainsi de suite. 

    Alors en étant cynique on pourrait écrire en conclusion qu'à force de démontrer avec constance depuis plus de 30 ans que la démocratie politique représentative était avant tout une affaire de relations publiques (RP) cédant aux intérêts des puissants, il est étrange de s'étonner qu'une firme comme Facebook qui excelle en matière de RP en capte aujourd'hui l'essentiel de l'élan vital. 

    Et rajouter que ce constat ne doit nous exonérer d'aucune des luttes à venir pour la reconquête d'un espace réellement public de revendications. Car quand solutionnisme technologique et déterminisme algorithmique se conjuguent au sein d'espaces privatifs réunissant presque quotidiennement la moitié de l'humanité, le relativisme systémique qui est produit et entretenu ne permet plus ni d'espérer ni de parier qu'une quelconque forme de démocratie puisse en sortir grandie, ni même qu'elle soit souhaitable.

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